Sex and horror

dimanche 9 décembre 2007

Le sexe faible plus fort qu’on ne le croit





Les jeunes garçons nécessitent plus d’attention que les filles. Contrairement aux idées reçues, les représentants du sexe fort seraient plus vulnérables que ceux du sexe faible. Selon une étude anglaise, les raisons de cette différence seraient tout à la fois biologiques et sociales. Cette théorie controversée devrait, selon les auteurs, pousser les parents à ne pas vouloir trop vite faire de leur bambin un "petit homme".

Cette théorie a été présentée lors de la Conférence internationale de Londres sur l’éducation et fait l’objet d’une publication intitulée "Le mâle fragile" ("The fragile male") dans la très prestigieuse revue médicale "The British Medical Journal"1.

Tu seras un homme, mon fils

Selon le psychiatre Sebastian Kraemer, les facteurs sociaux et biologiques rendent les jeunes garçons plus sensibles que les filles. Cette inégalité sexuelle commence dès la conception. Le foetus mâle présente des risques de complications et de mort beaucoup plus élevés qu’un foetus femelle. Et, à la naissance, une fille est physiologiquement l’égale d’un garçon âgé de quatre à six semaines.

Mais le sort continue à s’acharner sur le sexe dit fort après la naissance. Les hommes sont, en effet, beaucoup plus sujets à des problèmes psychologiques ainsi qu’à des troubles du comportement et de développement. Certains auteurs2 suggèrent que le chromosome X est le siège de nombreux déficits sociaux et cognitifs communs à de nombreux troubles héréditaires. Enfin, les facteurs environnementaux jouent un rôle très important. L’influence des parents désireux pour la plupart de voir dans leur petit dernier un "petit homme" aurait un impact sur le développement psychologique de l’enfant.

Les jeunes garçons sont généralement traités plus rudement que leurs soeurs car on les considère comme plus résistants. Cette pression sociale entraînerait, selon le Dr Kraemer, la négation de certaines facultés chez le jeune garçon. "Les sujets les plus à risques sont les garçons qui ne parlent pas. Ils deviennent honteux d’être honteux et tentent d’ignorer leurs sentiments. Cela leur donnerait l’impression d’être invulnérables, même vis-à-vis d’eux-mêmes. Il ne s’agit pas là d’une bonne stratégie".

Les filles meilleures à l’école




Les résultats scolaires des filles sont généralement supérieurs à ceux des garçons bien que ces derniers aient de meilleurs résultats en mathématiques et dans la plupart des disciplines non-verbales. Les filles sont meilleures en littérature et expriment plus facilement leurs sentiments que les garçons, qui ont tendance à se fermer comme des huîtres.

A l’âge adulte, on dénombre plus de cas de dépendance, en particulier à la drogue, chez les hommes que chez les femmes. Lorsqu’ils sont malades, les hommes présentent rarement des signes de faiblesse et ils ont moins tendance à contacter un docteur, estimant qu’aucune aide n’est possible et que le dialogue est inutile. Selon l’auteur, ces tendances expliqueraient en partie les taux de suicides beaucoup plus élevés chez les hommes que chez les femmes.

Les maladies coronariennes, le diabète, l’alcoolisme, les ulcères et le cancer du poumon sont tous plus répandus chez les hommes que chez les femmes, cependant plus victimes de dépression et de troubles du comportement alimentaire.

L’espérance de vie des femmes est supérieure à celle des hommes dans la plupart des pays et l’écart a tendance à s’accentuer.

Selon Le Dr Kraemer, si les parents étaient plus conscients de cette fragilité masculine, ils pourraient changer le mode d’éducation qu’ils réservent à leurs garçons. Le sexe fort a besoin de plus d’attention.

David Bême

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