Sex and horror

samedi 19 janvier 2008

Britney Spears , Ladi Di, Marylyn Monroe

LOS ANGELES (Reuters) - Observée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des photographes, suivie parfois à vitesse élevée sur les routes de Los Angeles, Britney Spears inquiète ses proches, qui redoute que la frénésie médiatique autour de la pop star ne lui réserve un destin semblable à celui de la princesse Diana.

La princesse de Galles, morte à 36 ans dans un accident de la circulation sous le pont de l'Alma à Paris en août 1997, était devenue la femme la plus photographiée au monde. Ses moindres faits et gestes étaient capturés par les objectifs des paparazzi.

Depuis deux ans, Britney Spears, qui est âgée de 26 ans, est soumise à pareil traitement. Au début de la semaine, la chanteuse a été impliquée dans une course-poursuite nocturne qui a valu à quatre photographes d'être arrêtés pour conduite dangereuse.

La vie de la chanteuse qui accumule les records de ventes d'albums depuis une dizaine d'années a pris un virage incontrôlé depuis son divorce mouvementé avec Kevin Federline, l'année dernière. On l'a vue depuis à la Une des magazines, des sites internet et des journaux le crâne rasé, sans sous-vêtement ou évacuée sur une civière.

Pour Rosie O'Donnell, humoriste et animatrice de la télévision américaine, la course-poursuite de lundi soir dans les rues de Los Angeles a été l'incident de trop. "Je me souviens du tunnel tel qu'il était apparu aux informations, éclairés par des gyrophares et des lumières rouges. Et puis le bandeau 'Diana dead'", écrit-elle sur son blog.

L'humoriste craint que Britney Spears ne soit victime du même scénario. "Elle essaiera de fuir, mais ils la prendront en chasse (...) Seuls quelques centimètres séparent la vulnérabilité du désastre", ajoute-t-elle.

A en croire John Cook, journaliste au magazine politico-culturel Radar, les paparazzi opérant à Los Angeles étaient moins de 25 il y a quinze ans. Aujourd'hui, ils sont entre 300 et 400.

"C'est comme le Far West. Les magazines people paient des fortunes pour une seule photographie, parfois des millions de dollars", explique-t-il. "Quand de telles sommes sont en jeu, il y a toujours quelqu'un pour se comporter de la sorte."

"Je ne serais pas surpris qu'il y ait un accident de voiture et que quelqu'un soit grièvement blessé, que ce soit Britney elle-même ou un passant", poursuit-il.

"RELATION DE SYMBIOSE"

Une station de radio de Detroit a dû présenter ses excuses cette semaine pour avoir lancé un concours doté de 1.000 dollars réservé à celui ou celle qui donnerait le jour exact de la mort de la chanteuse. Ce jeu, si macabre soit-il, illustre ce qu'est devenue la couverture médiatique de la jeune chanteuse.

Mais l'idée que des photographes puissent être tenus responsables de la sécurité de la pop star ulcère Frank Griffin, copropriétaire de l'agence de photographie Bauer-Griffin spécialisée dans les célébrités. Il esquisse en revanche un autre point commun entre Britney Spears et feue la princesse Diana, qui avait tendance à manipuler les médias et convoquait parfois en secret les photographes.

"Il existe une forme de relation de symbiose entre Britney et ceux qui attirent l'attention sur elle. Elle en a besoin. Elle s'est habituée à toute cette adulation depuis qu'elle est enfant. La seule façon de l'obtenir désormais, c'est de sortir et de faire des choses stupides", analyse-t-il.

A l'appui de ses dires, il évoque la relation entre la chanteuse et Adnan Ghalib, qui fut l'un de ces paparazzi qui la suivent constamment. "Elle sort avec un gars qui appelle toutes les agences photo à l'avance", affirme Griffin. "Pourquoi est-ce qu'elle va au drugstore ? Pourquoi est-ce qu'elle va acheter de la nourriture à emporter ? Pourquoi n'envoie-t-elle pas quelqu'un à sa place ?"

Version française Henri-Pierre André

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