Sex and horror

jeudi 3 janvier 2008

Sex, freak, money and Bolywood





De nombreux investisseurs étrangers, dont les principaux studios de cinéma hollywoodiens, font leur apparition dans l'industrie cinématographique indienne.

Selon le Financial Times de mercredi, Viacom, Disney et Sony Pictures ont lancé des projets de partenariats avec le cinéma indien, l'un des marchés les plus fermés, mais aussi parmi les plus rentables, du secteur. Le cinéma indien, mieux connu sous le terme de Bollywood (contraction de Bombay et Hollywood) a généré un chiffre d'affaires de 1,47 milliard d'euros en 2006 et bénéficie d'une croissance de 16% par an.




Dominé auparavant par des dynasties familiales de réalisateurs et d'acteurs locaux, le marché s'ouvre aux partenariats étrangers. Cette ouverture est rendue possible par l'adoption par le cinéma indien d'une gestion plus stricte des moyens de production. L'industrie cinématographique indienne a été plusieurs fois éclaboussée par des scandales financiers, notamment en raison des liens plus qu'étroits qu'entretiennent certains producteurs et acteurs avec les mafias locales, l'argent sale servant très souvent à produire des films.

L'entrée des compagnies étrangères dans le cinéma indien n'indique pas que celui-ci va s'occidentaliser. Les films indiens restent caractérisés par une durée plus longues, de nombreux numéros de danses et de chants ainsi que par un puritanisme omniprésent. Elles sont plutôt attirées par un marché qui, de l'avis des spécialistes, devrait doubler son chiffre d'affaires d'ici 3 ans, et par des coûts de production bien moindres qu'aux Etats-Unis. Sony a ouvert les hostilités en sortant en novembre "Saarwariya", la première production hollywoodienne à Bollywood.

Considéré comme une grosse production, ce film a coûté 8 millions de dollars et en a déjà récolté 20 millions depuis sa sortie, bien que les critiques indiens aient reçu le film plutôt froidement. En comparaison, une grosse production américaine coûte souvent près de 200 millions de dollars, pour des résultats en salles parfois catastrophiques. (belga)

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