Sex and horror

dimanche 3 février 2008

carla Bruni: les égocentrique la fatiguent!

Elle arrive en trombe avec une demi-heure de retard. Se met à parler vite, de cette voix un peu voilée propre aux Italiennes. Mais elle se confie à peine et on lui en veut un peu. Elle rappelle, le lendemain, se livre enfin, longuement, amicalement, brillamment. Ancien mannequin atypique, Carla Bruni a écrit, l’an dernier, de jolis textes pour Julien Clerc et enregistre, aujourd’hui, ses mots sur sa musique pour un disque prévu en mars. « Des chansons toutes simples, reconnaît-elle. Si elles ne marchent pas, comme dit Brassens, je les remettrais dans ma guitare. » Car la grande affaire de sa vie actuelle n’est pas sa carrière : c’est son bébé et… la psychanalyse. Confidences d’une belle qui a oublié d’être bête.


Psychologies : A quel âge avez-vous quitté l’Italie ?
Carla Bruni : J’avais à peu près 6 ans.

Pour quelle raison votre famille s’est-elle exilée en France ?
Carla Bruni : Pour des raisons de sécurité. Dans les années 70, le climat n’était pas tranquille en Italie pour un certain milieu.

Vous êtes issue d’un milieu très favorisé…
Carla Bruni : Oui, mais pas de la bourgeoisie bornée. Mon père était industriel, mais aussi compositeur et directeur de théâtre. Ma mère était pianiste. C’était un milieu d’artistes. J’ai grandi dans des maisons avec des jardins, très protégée, mais, de toute façon, je n’ai jamais eu grand besoin d’en sortir. D’ailleurs, je ne pensais pas qu’à l’extérieur, c’était mieux que chez moi. Aujourd’hui encore, je peux rester chez moi des jours et des jours sans voir personne.

Avez-vous vécu votre arrivée en France comme un exil ?
Carla Bruni : Pas du tout. D’abord je parlais déjà le français, puisque ma grand-mère était française. Même culturellement, je ne me sentais pas exclue. Nos deux cultures ne sont pas très différentes, d’autant que je ne viens pas de l’Italie du soleil et des pizzas : je suis piémontaise, une région très proche de la France. Nous râlons un peu moins que vous, c’est tout. Je crois, comme Cocteau, que les Italiens sont des Français de bonne humeur!

Puis, vous devenez mannequin, un métier frivole pour une jeune fille de bonne famille !
Carla Bruni : Pourquoi un métier frivole ? Parce qu’il est lié au vêtement ? J’ai toujours considéré que ce métier était privilégié, mais jamais je n’ai pensé qu’il était frivole. Vous savez, à Normale Sup’, vous avez beaucoup de cuistres qui pensent qu’apprendre, c’est savoir.
De même, dans le milieu de la mode, on rencontre des personnalités très complexes et très riches. Carla Bruni s'est allongée il y a quelques années sur le Divan de Psychologies. Elle y révèle son goût pour la psychanalyse, avoue trouver sa force dans l'autre et déclare la guerre aux égocentriques... Confidences d'une femme... en pleine évolution ?

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