Sex and horror

lundi 9 février 2015

Un hopital français pratiquerait le toucher vaginal sur des patientes endormies!

Les documents se trouvaient sur le site internet de la Faculté de médecine de l’Université Lyon-Sud. Diffusés sur Twitter par un pharmacien, les documents ont depuis été retirés. Trop tard: le tollé est là, et d'aucuns crient au viol. Le médecin Martin Winckler n'y va pas avec le dos de la cuiller: "Non seulement c’est un viol, mais c’est un viol couvert par les personnes responsables."

L'Ordre des médecins a également réagi, rapporte les Inrocks: "Si des faits de cette nature s’étaient produits, l’Ordre ne doute pas un instant que des professionnels de santé, infirmiers, aides soignants, travaillant au sein de cet établissement auraient saisi les instances compétences.”

Demander à la patiente? "Peur que les patients refusent"

La polémique aurait pu s'arrêter là, mais les propos de la doyenne de l'université, Carole Burillon, vont relancer le débat. En effet, cette dernière estime que "les médecins n’abusent pas de la personne qui est endormie. On travaille ensemble, et à l’occasion de la chirurgie, l’interne et l’externe vont apprendre”. Elle reconnait néanmoins que ce système "d’apprentissage" n’est pas idéal. Avant de déclarer: "On pourrait effectivement demander à chaque personne l’accord pour avoir un toucher vaginal de plus mais j’ai peur qu’à ce moment-là, les patientes refusent."

De son côté, Daniel Raudrant, ancien chef du service gynécologie-obstétrique à Lyon-Sud, dont le nom figure dans l'en-tête de l'un des documents, réfute avoir utilisé pareils documents et assure ne pas en connaitre l'existence. "Dans chacun des quatre blocs opératoires , il y a un interne et un externe qui participent comme aide à l'intervention”. Pour lui, de tels "entraînements” sont "monstrueux". "Je n’ai jamais entendu dire qu’une telle pratique se faisait à Lyon Sud”, assure-t-il. "Ce document est apparu sous mon nom en 2010. A l'époque, j'étais chef de service, c'est peut-être pour cela que mon nom est inscrit. Mais je ne connaissais pas l'existence de ce document, qui est forcément très ancien, vieux d'au moins trente ans."

Le professeur François Golfier, chef du service gynécologique interrogé par Franceinfo, s'insurge: "Tout ce qui a été rapporté relève pour nous quasiment de la diffamation. Ça n’a jamais existé depuis que je travaille ici, ni même dans les vingt ou trente ans qui précèdent. Dans cette équipe chirurgicale, il n’y a pas plusieurs étudiants en médecine. Il n’y en a qu’un seul. Les patientes sont averties de la présence de personnes en formation, a fortiori quand il s’agit d’un centre hospitalo universitaire…"

Pour Carole, interne, ces actes médicaux sont encadrés et consentis. "C’est très choquant, nous nous sommes sentis insultés alors que chaque jour nous essayons de faire notre métier dans le respect des femmes."

"On va trop loin dans la pudibonderie"

À l'inverse, Bernard Hédon, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, estime que l'on va "trop loin dans la pudibonderie" sitôt qu'il faudrait demander à chaque patiente son consentement pour un "TV" sous anesthésie générale. Interviewé par le Nouvel Obs, il estime que "c’est de la médecine, on n’est pas dans un fantasme de viol ! Et rappelons que 80% des apprentis gynécologues sont des femmes. Souvent, ils en sont à un stade très avancé de leurs études."

Une enquête interne a été ouverte au sein de l'établissement. Lyon-Sud se défend en arguant que le texte pourrait avoir été posté sur son site lors d'un transfert de données, rapporte Metronews.

"En 2010, nous avons transféré des quantités énormes de documents de notre ancien site vers le nouveau. Nous n'avons pas vérifié chacun d'entre eux. C'est notre erreur", reconnaît Carole Burillon, doyenne de l'Unité de formation et de recherche (UFR) de médecine à Lyon-Sud.


http://www.lalibre.be/actu/international/un-hopital-francais-pratiquerait-le-toucher-vaginal-sur-des-patientes-endormies-54d2652535701001a18bfe57

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